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Laser, soleil, bombe atomique et environnement

Selon l'Agence France-Presse, les Etats-Unis ont inauguré en Californie un "super laser", présenté comme le plus puissant du monde et comme étant capable de reproduire la chaleur d'une étoile.

Le National Ignition Facility (NIF) est avant tout destiné à évaluer la fiabilité et la stabilité de l'arsenal nucléaire américain, mais les scientifiques estiment qu'il pourrait aussi permettre des découvertes dans le domaine de la fusion de l'hydrogène, prometteuses pour l'environnement.

"Nous avons inventé le plus grand système de laser du monde", s'est félicité le gouverneur de Californie, Arnold Schwarzenegger, lors d'une cérémonie à laquelle participaient vendredi des milliers de personnes, dont des responsables de l'Etat fédéral.

"Nous pouvons créer des étoiles ici, sur Terre. Et j'imagine déjà la déception de mes amis à Hollywood, quand ils vont savoir que ce qu'ils montrent sur grand écran est obsolète. Nous avons le vrai truc ici", a ajouté l'ancien acteur.

Le NIF, situé dans le laboratoire Lawrence Livermore, à environ une heure de San Francisco, peut faire converger 192 faisceaux laser vers un même point, recréant les températures et la pression qui existent au coeur d'une étoile ou d'une planète géante.

Les équipements du laser, reliés à une sphère de la taille d'une maison, vont permettre de recréer un environnement et de mener des expériences inédits sur Terre, selon le laboratoire.

"Le succès du NIF sera une percée scientifique historique; la première combustion par fusion dans le cadre d'un laboratoire, répliquant sur Terre le processus qui actionne les étoiles", s'est réjoui le directeur du programme, Edward Moses.

La construction du laser avait été entamée en 1997 et financée par l'Administration de la sécurité nucléaire nationale (NNSA).

Selon l'administrateur de cet organisme, Tom d'Agostino, le laser va contribuer aux efforts visant à maintenir la force de dissuasion nucléaire des Etats-Unis sans procéder à des essais.

Le laboratoire qui héberge ce laser "est le seul endroit du monde capable de fournir certaines des techniques les plus vitales pour maintenir sans risque la viabilité de l'arsenal nucléaire du pays", a-t-il affirmé.

Les scientifiques estiment également que le super laser va permettre des avancées majeures en astronomie et en astrophysique, en recréant les conditions qui existent sur les supernovas, les trous noirs ou encore au coeur des planètes géantes.

Selon des responsables du laboratoire, l'électricité dérivée de réactions de fusion semblables à celles qui ont lieu sur le soleil pourrait également aider à satisfaire l'appétit croissant de l'humanité pour les énergies propres.

"Ce système de laser est une réussite incroyable, pas seulement pour la Californie, mais pour notre pays et le monde", a souligné M. Schwarzenegger.

"Le NIF a le potentiel de révolutionner notre système énergétique, nous montrant une nouvelle voie pour exploiter le soleil pour alimenter nos voitures et nos maisons", a-t-il ajouté.

L'écologie a longtemps été synonyme de contraintes

L'écologie a longtemps été synonyme de contraintes, de retour en arrière, de privation, "se passer de sa voiture". Mais aujourd'hui, on est en train de réaliser que bien au contraire, préserver l'envrionnement peut avoir plein d'avantages.

Améliorer notre qualité de vie, mais aussi créer des emplois, l'environnement est en train de devenir un vrai secteur économique, qui va créer beaucoup d'emplois et des nouveaux métiers.

Les grands secteurs porteurs sont l'habitat, les transports, les énergies. L'écologie n'est plus un gadget, les entreprises s'en emparent, il n'y a qu'à voir le nombre de pubs aujourd'hui qui utilisent cet argument.

Si vos enfants ne savent pas quoi faire quand ils seront plus grands, qu'ils pensent donc à l'environnement.

5 minutes dans le noir

Un collectif de 70 associations a appelé les Français à éteindre les lumières, hier soir, de 19h55 à 20h00. « Cinq minutes pour la planète ».

La première édition, le 1er février dernier, avait été un succès. La consommation d’électricité avait brutalement chuté. Une baisse représentant 1% de la consommation totale française, l’équivalent de trois millions de ménages ou la consommation d'une ville comme Marseille.

Cette fois, le but du collectif l’Alliance pour la planète : pousser pour voir émerger des actions concrètes, en démontrant la conviction écologique des Français.

Par ailleurs, les économies d'énergie étant la priorité numéro 1 pour la lutte contre les changements climatiques, le collectif appellent les Français à changer au moins une ampoule à incandescence par une ampoule à basse consommation

Récupération: le Québec n'est plus le dernier de classe

Selon une étude menée durant l’année 2006 par Recyc-Québec auprès de 10 000 foyers situés dans près de 50 municipalités, la province de Québec aurait perdu son titre de pire producteur de déchets au Canada.

«Le Québec a perdu son titre de pire producteur de déchets au Canada, affirme la ministre Beauchamp. Avec une production de matières résiduelles de 404 kg par personne, nous nous situons maintenant dans la moyenne canadienne qui est de 400 kg», affirme la ministre en avouant qu’elle ignore qui héritait du numéro un de la médiocrité au pays dans ce domaine.

Selon l’étude de la société d’État, tout près de trois quarts (74%) des bouteilles de vin qui sont consommées au Québec sont désormais récupérées lors de la collecte sélective, tout comme 57% des papiers et des cartons et 50% des contenants multicouches et Tetra Pak de lait et de jus.

«Ces chiffres prouvent que de plus en plus de Québécois font le bon choix lorsq! ue vient le temps de déposer quelque chose dans le bac à recyclage. Il y a eu, durant un moment, une perte de confiance à l’endroit du système de recyclage au Québec, mais aujourd’hui, 94% de ce qui se retrouve dans les bacs est recyclé», affirme la ministre.

Les bienfaits du télétravail

Travailler à distance serait source d'économies d'énergie significatives, selon la Consumer Electronic Association (CEA), qui regroupe les principales entreprises de l'électronique américaines.

Dans une étude qu'elle vient de publier, elle affirme que le travail à distance assisté par les nouvelles technologies permettrait d'économiser de 9 à 14 milliards de kilowatts-heure (kWh) d'électricité par an, soit l'équivalent de la consommation d'un million de foyers américains.

Autre point positif, selon la CEA, 3,9 millions de télétravailleurs américains - travaillant au moins un jour par semaine à leur domicile au lieu de se déplacer - économisent 3,2 milliards de litres d'essence par an.

Ce qui se traduit par de 14 millions de tonnes de CO² de moins dans l'atmosphère, un impact correspondant à celui de 2 millions de voitures sur les routes.

La CEA regroupe deux mille entreprises d'électronique grand public.

Plan d'impact pour l'Alberta

L'Alberta dispose maintenant d'un plan pour évaluer l'ensemble des impacts des activités industrielles.

D'ici 2009, la province va cesser d'analyser les projets industriels un à un et le gouvernement va analyser les effets cumulatifs des rejets polluants.

Le ministère de l'Environnement fixera une limite de pollution par région pour l'air et l'eau. Les grandes entreprises devront trouver ensemble des moyens de respecter ces limites.

Objectif: protéger l'environnement tout en tout en assurant le développement industriel.

L'analyste Jaisel Vadgama de l'Institut Pembina approuve cette politique. Il souligne toutefois l'absence de limites claires de pollution.

Recul des milieux humides

L'expansion agricole ainsi que la croissance démographique ont également pour conséquence le recul des milieux humides (par remblai ou drainage) et de la forêt. Ainsi, on estime que 70% des milieux humides aient déjà disparu aux abords des grandes villes du Québec.

L'agriculture n'est pas la seule source de contamination des eaux. A Montréal, des dizaines de cours d'eau importants sont pollués et menacés d'assèchement].

La pollution provient essentiellement du ruissellement sur les routes et du débordement des égouts où transitent les eaux pluviales.

Dans le lac Saint-Pierre, les rejets d'industries polluantes, d'égouts municipaux, le dragage et le batillage des navires marchands et des navires de plaisance ont pour conséquence la présence de métaux lourds (notamment du mercure), de produits chimiques, de phosphore et de matières en suspension apportées en grande quantité par les affluents. De plus, les pesticides so nt omniprésents.

De l’électricité produite par les vagues

La Cornouailles anglaise vient d’obtenir du gouvernement britannique le feu vert pour créer une centrale énergétique captant la puissance des vagues afin de produire de l’électricité. La mise en service est prévue dans deux ans.

Correspondance de Hayle. Imaginez ! Au large, à quelque 15 kilomètres de Hayle, un petit port sur la côte Nord de la Cornouailles, une trentaine d’engins flottants à la surface des eaux. Ces capteurs, ancrés au fond de la mer, sont chargés de récupérer l’énergie de la houle. Équipés de turbines-hélices, ils transmettent du courant au « wave hub », lui-même positionné à 50 mètres de profondeur. Ressemblant à une soucoupe volante, il a pour fonction d’envoyer l’électricité ainsi produite à terre grâce à des câbles sous-marins. Dès 2009, l’installation sera capable de produire 20 mégawatts, de quoi alimenter 7.500 foyers en électricité propre, soit 3 % des besoins de la Cornouailles. Sur vingt-cinq ans, elle épargnera à la planète le rejet de 300.000 tonnes de dioxide de carbone. D’un coût de 40 millions d’euros environ, ce projet est susceptible de créer 1.800 emplois et de rapporter 800 millions d’euros à l’économie anglaise sur un quart de siècle. L’énergie dispensée par les vagues est phénoménale. Exprimée en kilowatts par mètre linéaire, elle est proportionnelle à la période des vagues (durée qui sépare l’arrivée de deux crêtes de vagues successives) et au carré de la hauteur de la vague (distance entre le creux et la crête). Ce potentiel est de 63 kW/m au large d’Ouessant, de 50 kW/m en moyenne sur la côte Atlantique et de 8 kW/m en Méditerranée.
Un énorme potentiel
On caractérise également l’énergie des vagues par l’énergie qui arrive pendant une année sur un mètre linéaire d’installation. Sur la côte Atlantique française ce potentiel est de 420 MWh/m. Sur un millier de kilomètres de côte Atlantique, l’énergie annuelle transportée par les vagues est équivalente à l’électricité totale consommée en France chaque année.

800 arbres et arbustes sur les berges du Saint-Laurent

Pour une ville verte : Héritage Laurentien et des membres de l'équipe Telus planteront aujourd'hui 800 arbres et arbustes sur les berges du Saint-Laurent

Ce samedi 29 septembre, des membres de l'équipe Telus consacreront bénévolement du temps afin de contribuer à la réalisation de projets mis sur pied par la Société de verdissement du Montréal métropolitain (Soverdi) et ses partenaires, notamment Héritage Laurentien.

Le mandat de Soverdi consiste à bonifier les espaces verts et à adapter Montréal aux changements climatiques en employant la végétation pour, entre autres, réduire les îlots de chaleur.

Et si on avait des centaines de projets de cette envergure?

Un été chaud

L'été au Québec a été particulièrement sec, selon Environnement Canada. Depuis 60 ans, seulement six autres étés ont connu moins de précipitations dans la région des Grands Lacs et du fleuve Saint-Laurent.

À l'échelle nationale, c'est la chaleur qui détonne. L'été arrive au septième rang depuis 60 ans, grâce à des chaleurs bien au-dessus de la normale dans le Grand Nord. «C'est compatible avec les modèles de réchauffement de la planète, qui prévoient que les latitudes nordiques seront davantage touchées», explique Lucie Vincent, climatologue au bureau torontois d'Environnement Canada.

Au Québec, l'été a été 0,4 degré au-dessus de la normale, le 24e rang sur 60 ans. Il a plu 15,6% moins que la normale, au 53e rang de la pluviométrie.

Le Nunavut est la région où on observe les augmentations les plus extrêmes cette année, avec un été de 1,4 degré supérieur à la normale, et une pluviométrie de 28% supérieure à la normale. ! Les Maritimes ont aussi été pluvieuses.

À titre de comparaison, à l'échelle nationale, le record de chaleur a été établi en 1998, avec un dépassement de 1,8 degré. Le record de l'été le plus frisquet date de 1968, avec 0,8 degré sous la normale.

Pour faciliter les calculs, Environnement Canada considère que la saison d'été commence le 1er juin et se termine le 31 août.

200 pays s'entendent à Montréal

Près de 200 pays ont décidé à Montréal d'accélérer de 10 ans l'élimination de substances nocives pour la couche d'ozone, ce qui contribuera en même temps à la lutte contre le réchauffement climatique.


Voici les principaux points de l'accord:

- L'accord conclu par quelque 190 pays accélère de dix ans l'élimination des HCFC (hydrochlorofluorocarbones), des substances nocives pour la couche d'ozone utilisées dans la réfrigération et la climatisation.


- La production des HCFC sera gelée en 2013 à son niveau de 2009-2010 et leur élimination complète est maintenant prévue en 2020 pour les pays développés et en 2030 pour les pays en développement, soit dix ans plus tôt que ce que prévoyait le protocole de Montréal, signé en septembre 1987.


- Les pays développés sont convenus de réduire leur production et leur consommation de 75% dès 2010, puis de 90% en 2015.


- Les pays en dévelo! ppement ont accepté pour leur part une réduction de 10% en 2015, de 35% en 2020 et de 67,7% en 2025.


- L'accord prévoit aussi que les pays en développement pourront continuer d'utiliser pendant la période 2030-2040 une petite quantité de HCFC, équivalant à 2,5% de leur consommation originelle, pour faire fonctionner, par exemple, de vieux climatiseurs arrivant en fin de vie.

Les Grands Lacs

Saviez-vous que les Grands Lacs, (Ontario, Erié, Huron, Michigan et Supérieur) c'est 20% de l'eau douce à la surface de la Terre.

Or ils sont responsables de 90% de la contamination du fleuve Saint-Laurent par des pesticides.

Les eaux vertes des Grands Lacs contribuent, en moyenne, à 80% du débit du fleuve à haueur de Sorel.

Assurance et environnement

Assurances Banque Nationale offre aux jeunes automobilistes de 16-24 ans la première police d'assurance au Québec qui leur permet de compenser une portion des émissions de CO2 de leur véhicule.

Nous sommes conscients que le meilleur moyen de protéger l'environnement est de modifier ses habitudes de déplacement. Ainsi, l'assurance Roulez écolo, propose aux jeunes conducteurs de participer au programme de l'organisme ZEROCO2 qui vise à atténuer les émissions de dioxyde de carbone par la plantation et l'entretien d'une variété d'arbres dans des terrains qui profiteront à différentes communautés du Québec.

Ces arbres agissent comme puits de carbone en captant le CO2 par photosynthèse.

En souscrivant un contrat d'assurance automobile de deux ans, Assurances Banque Nationale compensera les 3 000 premiers kilomètres de consommation de carburant des véhicules de ses clients (l'équivalent d'un tour du Québec) et ce, sans frais! additionnels pour l'assuré.

Grâce à cette assurance, non seulement des arbres seront plantés au nom des assurés, mais ces derniers pourront également localiser ces arbres sur le site de ZEROCO2 au www.zeroco2.com, rendant ainsi tangible l'action posée pour chacun des assurés.

Chaque détenteur d'une police Roulez écolo recevra une confirmation que des arbres ont été plantés en son nom. Le calcul du nombre d'arbres à planter est effectué en fonction des émissions de CO2, basées sur une moyenne de consommation des petits véhicules, habituellement conduits par les jeunes.

De plus, Assurances Banque Nationale compensera les émissions générées par les déplacements de ses employés pour se rendre au travail, les aidant ainsi à faire un pas de plus pour la protection de l'environnement.

Ce premier geste s'inscrit dans la volonté d'Assurances Banque Nationale à réduire l'impact négatif sur l'environnement.

Dans l’agglomération lilloise, des bus roulent grâce au contenu des poubelles

Si le moteur fonctionnant à l’eau est toujours un mythe, celui qui tourne grâce au contenu de nos poubelles est promis à un bel avenir. Dans l’agglomération lilloise, au moins, où aujourd’hui on inaugure le centre de valorisation des déchets organiques de Sequedin, qui transforme notamment nos épluchures en gaz servant de carburant.

Le centre de valorisation des déchets organiques (CVO) de Sequedin (à l’ouest de Lille) est unique en France dans sa conception. Il est aussi le plus grand d’Europe. Sa première originalité est de produire du gaz méthane par la fermentation d’une partie des ordures ménagères triées directement par les habitants. On y ajoute également les déchets verts collectés dans les déchetteries de l’agglomération lilloise et des résidus de cuisine des entreprises et collectivités. Mais c’est l’aboutissement de ce traitement qui est remarquable.
Le biogaz produit par le tube digestif qu’est le CVO sert de carburant pour une centaine de bus, qui chaque jour sillonnent la métropole en ne rejetant dans l’air que de la vapeur d’eau et du gaz carbonique. Aucun autre polluant.

suite

Bataille dans le ciel de Montréal

Les mesures à prendre pour réduire les importantes émissions de gaz à effet de serre (GES) de l'industrie aérienne, en pleine expansion, risquent de diviser la 36e assemblée de l'Organisation de l'aviation civile internationale (OACI), qui s'est ouverte hier à Montréal.

Jusqu'au 28 septembre, les représentants des 190 Etats membres de l'OACI doivent examiner différentes mesures pour réduire les GES du secteur aérien.

Plus de 2 milliards de personnes ont pris l'avion en 2006 et, selon l'OACI, l'augmentation du trafic va se poursuivre à un taux moyen annuel de 4,6% d'ici 2025.

L'industrie aérienne vise d'ici 2020 une consommation de carburant réduite de 25% via des moyens existants, comme l'optimisation de l'utilisation des moteurs en vol et au sol. Depuis 40 ans, l'efficacité énergétique des avions a augmenté de 70%, selon l'OACI.

Mais la contribution annuelle de l'aviation civile mondiale aux émissions globale! s de CO2, actuellement de 2% ou 500 millions de tonnes, doit passer à 3% en 2050, année où les avions vont être à l'origine de 5% du réchauffement climatique, contre 3,5% en 1992, indique l'OACI.

Faute de consensus, la plupart des pays n'ont pris aucun engagement de réduction de leurs propres émissions polluantes.

Le pape et l'environnement

Benoît XVI place enfin l'environnement au coeur des priorités catholiques.

Au moment où Benoît XVI succédait à Karol Wojtyla, en avril 2005, L'Écologiste, une revue franco-britannique, titra « Habemus papam ecologistum ». Elle relevait que le théologien Joseph Ratzinger, un Bavarois sensible aux questions écologiques, avait renoué avec ce thème oublié.

Alors que les experts internationaux tirent la sonnette d'alarme, Benoît XVI a donc placé l'écologie au coeur des sujets prioritaires de l'Église catholique.

Si aucun texte fondateur n'est encore venu la sanctionner, sa doctrine est en train de s'élaborer.


Depuis plus d'un an, le Pape décline un discours qui commence à se faire entendre. Le Vatican veut montrer l'exemple. Le plus petit État du monde a pour ambition de devenir neutre en émission de carbone.

Il n'y a sur ses 44 hectares de souveraineté aucune industrie polluante, mais il multiplie! les effets d'annonce : panneaux solaires pour alimenter la grande salle des audiences qui jouxte la basilique Saint-Pierre, plantation d'une « forêt climatique du Vatican » en Hongrie, un « puits de carbone » de 7 000 hectares. Aux jeunes Italiens réunis à Lorette au début du mois de septembre, Benoît XVI a surtout demandé d'agir « d'urgence » pour « protéger les équilibres fragiles de la nature » et recréer « un lien fort entre l'homme et la Terre ».

Le Pape ne succombe pas à une mode écologique. Sa problématique relève avant tout de la théologie, du spirituel et de la morale. Pour Benoît XVI, la question environnementale embrasse une très vaste dimension, celle du respect de la vie et de la sauvegarde de l'oeuvre de Dieu : la Création.

L'Allemagne soutient son industrie automobile

La chancelière Angela Merkel a assuré hier l'industrie automobile allemande de son soutien pour que les efforts à fournir pour réduire les émissions de CO2 soient équitablement répartis, lors de l'inauguration du salon automobile de Francfort.

"L'industrie automobile a mon soutien" pour que soit mis en place un traitement différencié entre les catégories de voitures pour la réduction des émissions de gaz à effet de serre".

Dans son premier projet présenté en février, la Commission européenne demande aux constructeurs de réduire fortement ces émissions en 2012, à 120 grammes par kilomètres, contre 160 en moyenne actuellement.

Les groupes automobiles allemands, connus pour leurs grosses cylindrées, plaident pour qu'une distinction soit faite en fonction des types de véhicules. Une demande qui n'enchante pas leurs homologues français et italiens, spécialisés dans les petits et moyens véhicules, et qui estiment avoir déjà ! fait leur part du travail.

Comme toujours, les jobs avant l'environnement.

La guerre du gaz

Le débat sur la construction de ports méthaniers sur le fleuve Saint-Laurent n'est pas terminé.

En juin dernier, le gouvernement a donné le feu vert à la construction d'un terminal à Cacouna. Au même moment, le Bureau d'audiences publiques sur l'environnement (BAPE) a donné son aval à un projet similaire près de Beaumont. D'ici la fin du mois, la ministre de l'Environnement, Line Beauchamp, doit annoncer si elle donne ou non son appui à cette construction.

Même si le Bureau d'audiences publiques sur l'environnement (BAPE) a donné son aval, les écologistes n'abandonnent pas le combat et préparent pour le 22 septembre une grande marche à Montréal pour sensibiliser les populations urbaines.

Ils réclament un moratoire au gouvernement et souhaitent que tout développement de port méthanier soit suspendu le temps que toutes les retombées soient étudiées et entendues par l'ensemble de la population.

Selon le président! de la coalition Rabat-Joie, Yves St-Laurent, il est important de prendre le temps d'étudier les effets à long terme de l'exploitation gazière sur le fleuve Saint-Laurent. «Un port méthanier dégage annuellement la même quantité de gaz à effet de serre que 80 000 véhicules. Je ne comprends pas pourquoi le Québec accueillerait de tels projets alors que les États-Unis sont eux-mêmes très frileux à le faire», dit-il.

Au ministère de l'Environnement du Québec, on dit que l'appel des écologistes a été entendu.

La présidente de Gaz Métropolitain, Sophie Brochu, est quant à elle choquée par la proposition des écologistes d'imposer un moratoire.

«Les arguments qu'ils présentent sont faux. Aux États-Unis, près de 20 projets de ports méthaniers ont été acceptés au cours des trois dernières années.

Mettre un moratoire sur le développement du gaz naturel au Québec ce serait encourager le retour à l'utilisation du mazout, un produit qui est beaucoup ! plus polluant.

Je ne comprends pas les militants qui! semblen t vouloir nous freiner dans l'atteinte des objectifs de Kyoto», soutient Mme Brochu, qui croit qu'il est temps que les écologistes «disent la vérité».

pollution par les nitrates

La Commission européenne renonce dans l'immédiat à traduire la France en justice pour son manque d'efforts dans la lutte contre la pollution par les nitrates, à la suite de mesures récentes prises par Paris, a-t-elle confirmé mercredi.

"La France a pris des mesures" pour se conformer aux règles européennes sur la concentration en nitrates des points de captage d'eau potable et respecter ainsi une première décision de la Cour de justice européenne datant de 2001 dans ce dossier, a précisé la Commission dans un communiqué.

"Cela nous a permis de suspendre la décision de porter à nouveau cette affaire devant la Cour européenne (...) et de demander l'imposition de lourdes amendes", a ajouté le Commissaire européen en charge de l'Environnement, Stravos Dimas.

Paris était sous la menace d'une amende de plus de 28 millions d'euros, assortie d'astreintes journalières de 117.882 euros, de la part de la Cour de justice européenne, à la suite d'une décision de principe prise en juin par la Commission de saisir cette juridiction.

Mais à la suite de contacts durant l'été entre Paris et Bruxelles, la Commission avait fait savoir à la France dès le 5 septembre qu'elle allait suspendre cette saisine. Suspension désormais effective.

Les autorités françaises se sont engagées dans les bassins d'eau concernés à ce que la concentration en nitrates ne dépasse pas 50 mg/l d'ici à la fin de 2009.

A l'origine 37 bassins dépassaient les normes européennes. Leur nombre a été réduit à neuf aujourd'hui. Ils sont tous situés en Bretagne (ouest), dans les départements des Côtes D'Armor, du Finistère et de l'Ille-et-Vilaine.

Le problème récurrent de la pollution aux nitrates dans les rivières bretonnes s'explique par la nature intensive de l'élevage et des cultures dans cette région.

La Bretagne représente 7% de la surface agricole française mais rassemble 50% des élevages de porcs, 50% des volailles et 30% des bovins. C'est aussi une grande région de production légumière, consommant beaucoup d'engrais azotés.

La France avait proposé un plan d'action en mars, dont la mise en oeuvre avait toutefois été jugée insuffisante par Bruxelles.

Il est rare que la Commission renonce de la sorte à des poursuites annoncées devant la Cour de justice.

Et à ce stade il ne s'agit que d'une suspension de saisine. "Nous contrôlerons la mise en oeuvre effective du plan d'action français", a prévenu la Commissaire à l'Environnement, tout en se disant "confiant".

Le Canada, un leader au sommet de l'APEC

Le quotidien La Presse écrivait, hier, que le Canada a tordu des bras pour convaincre les autres pays membres de l’APEC (Asia-Pacific Economic Cooperation) de signer une déclaration commune sur la nécessité de réduire les gaz à effet de serre.

Décrié au Canada, le premier ministre Harper devient un héros de l'environnement dans les autres pays.


Dans son offensive, le Canada avait un allié : le Japon. Ensemble, ils ont réussi à persuader à la fois les pays riches réfractaires au protocole de Kyoto, comme les États-Unis et l’Australie, et des pays émergents pollueurs comme la Chine, qui ne sont pas soumis à des objectifs précis, d’accepter l’idée que tous les pays doivent atteindre une cible.

À cet égard, le rôle du Canada et du Japon a d’ailleurs été salué dans la déclaration finale sur les changements climatiques, un geste rare à l’APEC.

«Le Canada a joué un rôle majeur dans les négociations pour ! obtenir cette déclaration. À un point tel que tous les leaders ont explicitement reconnu le rôle joué par le Canada et le Japon dans ces négociations. Il est rare qu’un pays soit expressément reconnu et louangé dans un tel document».

Les résultats de ces négociations demeurent toutefois modestes. Les leaders des 21 pays membres de l’APEC se sont entendus pour dire qu’ils doivent «aspirer» à réduire les gaz à effet de serre. Ils ont toutefois évité de s’imposer un calendrier et une cible contraignante.

Le Canada et le Japon, qui se sont formellement engagés à réduire leurs émissions d’au moins la moitié d’ici à 2050 (de 60 à 70 % dans le cas du Canada), ont tout fait pour que les 19 autres pays adoptent le même objectif, mais sans succès. Le fossé était tout simplement impossible à combler.

Les leaders de l’APEC se sont tout de même donné d’autres objectifs précis. Ainsi, ils ont convenu de réduire d’au moins 25 % leur consommation énergétique d’ic! i à 2030 pour la région. Ils ont aussi accepté d’accroître d’a! u moins 20 millions d’hectares la superficie des forêts dans les pays d’Asie-Pacifique d’ici à 2020. Ces deux mesures, croit-on, contribueront à ralentir le réchauffement de la planète.

Dans la déclaration, les leaders ont reconnu qu’il faut un effort concerté de tous les pays, riches et pauvres, pour lutter contre les changements climatiques. Ils précisent toutefois qu’il faut aussi être équitable et respecter les conditions économiques et sociales de chaque pays. En somme, il ne peut y avoir de solution unique.

M. Harper a multiplié les apartés pour convaincre les dirigeants les plus réticents, dont le président chinois Hu, Jintao, avec qui il a eu plusieurs échanges.

Dans la déclaration finale, les leaders ont aussi réaffirmé que les Nations unies doivent continuer d’être le forum principal des négociations sur les changements climatiques, comme le réclamait la Chine. Selon un haut fonctionnaire, les pays émergents n’ont jamais reconnu qu’il doit y avoir des cibles et qu’ils doivent aussi réduire leurs émissions.

Selon les écologistes, les accords de cette réunion sont insuffisants, et il faut faire plus.


Les 21 pays membres de l'APEC sont: Australie; Brunei; Canada; Chili; Chine; Hong Kong; Indonésie; Japon; Corée, Malaisie; Mexique; Nouvelle-Zélande; Papouasie-Nouvelle-Guinée; Pérou, Philippines, Russie, Formose, Thailande, USA, Vietnam.