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Le Canada, un leader au sommet de l'APEC

Le quotidien La Presse écrivait, hier, que le Canada a tordu des bras pour convaincre les autres pays membres de l’APEC (Asia-Pacific Economic Cooperation) de signer une déclaration commune sur la nécessité de réduire les gaz à effet de serre.

Décrié au Canada, le premier ministre Harper devient un héros de l'environnement dans les autres pays.


Dans son offensive, le Canada avait un allié : le Japon. Ensemble, ils ont réussi à persuader à la fois les pays riches réfractaires au protocole de Kyoto, comme les États-Unis et l’Australie, et des pays émergents pollueurs comme la Chine, qui ne sont pas soumis à des objectifs précis, d’accepter l’idée que tous les pays doivent atteindre une cible.

À cet égard, le rôle du Canada et du Japon a d’ailleurs été salué dans la déclaration finale sur les changements climatiques, un geste rare à l’APEC.

«Le Canada a joué un rôle majeur dans les négociations pour ! obtenir cette déclaration. À un point tel que tous les leaders ont explicitement reconnu le rôle joué par le Canada et le Japon dans ces négociations. Il est rare qu’un pays soit expressément reconnu et louangé dans un tel document».

Les résultats de ces négociations demeurent toutefois modestes. Les leaders des 21 pays membres de l’APEC se sont entendus pour dire qu’ils doivent «aspirer» à réduire les gaz à effet de serre. Ils ont toutefois évité de s’imposer un calendrier et une cible contraignante.

Le Canada et le Japon, qui se sont formellement engagés à réduire leurs émissions d’au moins la moitié d’ici à 2050 (de 60 à 70 % dans le cas du Canada), ont tout fait pour que les 19 autres pays adoptent le même objectif, mais sans succès. Le fossé était tout simplement impossible à combler.

Les leaders de l’APEC se sont tout de même donné d’autres objectifs précis. Ainsi, ils ont convenu de réduire d’au moins 25 % leur consommation énergétique d’ic! i à 2030 pour la région. Ils ont aussi accepté d’accroître d’a! u moins 20 millions d’hectares la superficie des forêts dans les pays d’Asie-Pacifique d’ici à 2020. Ces deux mesures, croit-on, contribueront à ralentir le réchauffement de la planète.

Dans la déclaration, les leaders ont reconnu qu’il faut un effort concerté de tous les pays, riches et pauvres, pour lutter contre les changements climatiques. Ils précisent toutefois qu’il faut aussi être équitable et respecter les conditions économiques et sociales de chaque pays. En somme, il ne peut y avoir de solution unique.

M. Harper a multiplié les apartés pour convaincre les dirigeants les plus réticents, dont le président chinois Hu, Jintao, avec qui il a eu plusieurs échanges.

Dans la déclaration finale, les leaders ont aussi réaffirmé que les Nations unies doivent continuer d’être le forum principal des négociations sur les changements climatiques, comme le réclamait la Chine. Selon un haut fonctionnaire, les pays émergents n’ont jamais reconnu qu’il doit y avoir des cibles et qu’ils doivent aussi réduire leurs émissions.

Selon les écologistes, les accords de cette réunion sont insuffisants, et il faut faire plus.


Les 21 pays membres de l'APEC sont: Australie; Brunei; Canada; Chili; Chine; Hong Kong; Indonésie; Japon; Corée, Malaisie; Mexique; Nouvelle-Zélande; Papouasie-Nouvelle-Guinée; Pérou, Philippines, Russie, Formose, Thailande, USA, Vietnam.

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